La phase de descente et d'approche concentre une densité d'informations élevée dans un intervalle de temps particulièrement restreint. L'altération de la conscience situationnelle survient souvent de manière insidieuse lorsqu'un événement imprévu capte l'attention du pilote au détriment du pilotage de base.
La fixation attentionnelle et ses pièges
Face à une alarme mineure ou un changement de trajectoire demandé par le contrôle, l'esprit a tendance à se focaliser sur la résolution du problème immédiat. Cette vision en tunnel entraîne un délaissement du contrôle primaire de l'attitude, du plan de descente et de la vitesse de référence.
La répartition stricte de la charge de travail
La discipline du cockpit impose une séparation claire entre la fonction de pilotage effectif et la gestion des systèmes ou des communications. En équipage comme en monopilote, le maintien de la règle du cockpit stérile sous les dix mille pieds préserve les ressources cognitives nécessaires à la sécurité.
Rétablir le circuit visuel et les vérifications
Dès qu'un doute apparaît sur la position ou la configuration de l'appareil, l'équipage doit verbaliser immédiatement l'écart constaté. Un retour aux instruments fondamentaux et l'application stricte des annonces standardisées permettent de recouvrer rapidement la maîtrise exacte de la situation.
